Son Bordeaux du Tac au Tac par Pauline LEVIGNAT

Aujourd’hui, Pauline LEVIGNAT, Directrice Communication et partenariats de l´ IBOAT, nous livre sa vision jeune et fraîche d un Bordeaux en mouvement au travers d un Tac au Tac night and day !

 

  1. Ce que j’aime montrer de Bordeaux ?

Les capus, les quais, les Chartrons, la Rue notre Dame le jour. Les restos et bars cools la nuit.

 

  1. Ce que j’aimerais cacher ?

Certains immeubles du quartier des Bassins à Flot et d’Euratlantique et le manque d’espaces verts…

 

  1. Le dernier endroit qui m’ait bluffé, surpris ?

Le Musée des arts décoratifs et du design. L’enceinte de l’ancienne prison avec ses graffitis d’époque. J’imaginais alors les marins taulards déclarant leur amour sur les murs et immortalisant leur peine sur ces murs. Emouvant.

 

  1. Un grand classique de Bordeaux que je n’aime pas ?

Les canelés

 

  1. Les lieux moteurs de mon intégration à la ville ?

Tous les clubs que Bordeaux a comptés : le Zoobizarre, le 4 sans, l’IBOAT …et beaucoup d’endroits de nuits.

 

  1. Un bordelais qui m’énerve ?

Celui qui pense que la culture vit de 9h à 18h, qu’elle se cantonne à l’opéra et à la visite d’un château, qui pense qu’elle vit sous perfusion de subventions et qui  veut en jouir tout le temps gratuitement, sans reconnaitre sa valeur.

 

  1. L’endroit où l’on est sûr de ne pas me trouver ?

Dans la file du resto l’entrecôte….

 

  1. L’endroit où l’on est sûr de me trouver ?

Au marché des Chartrons, en pyjama-lunettes de soleil le dimanche… ou le soir, sur le pont de l’IBOAT

 

  1. L’endroit où je n’avoue ne jamais être allée, que j’assume

À la discothèque La Plage et à The Base. Même si par curiosité (et par professionnalisme), j’irai bien y faire un tour

 

  1. L’endroit où je n’avoue ne jamais être allée, que je n’assume pas

La Cité du Vin. Même si j’assume le fait que son prix d’entrée ne m’y a jamais engagé…

 

  1. Si j’ai envie d’avoir la paix je vais où ?

Au Parc de L’ermitage, ou bien je charpente Bordeaux en vélo de nuit…

 

  1. Celui ou celle dont j’aimerais avoir le carnet d’adresse ?

Nathalie Coiquaud, qui avait fondé l’agence de Relations Publiques Banc Public.

 

  1. Bordeaux a-t-elle un complexe ? si oui de quoi ?

De n’être pas une capitale culturelle. Par pitié, arrêtez avec ce surnom de belle endormie… Bordeaux n’a jamais été aussi éveillée !

 

  1. L’endroit où je ne vais jamais mais dont j’ai besoin de savoir qu’il existe ?

La Guinguette Chez Alriq, l’été. Je n’ai que trop peu l’occasion d’y aller et pourtant j’aime vraiment l’esprit du lieu et sa convivialité.

 

  1. Bordeaux ville d’accueil, de bienveillance envers les nouveaux arrivants ?

Apparemment pas toujours. Mais je ne partage pas ce mauvais esprit. Je pense que les nouveaux arrivants peuvent insuffler à la ville une bonne dynamique, bousculer un peu Bordeaux et la rendre encore plus créative.

 

  1. Un lieu bordelais très néo bordelais friendly ?

Le Mirabelle ! Un restaurant-bar aux Chartrons où l’intégration se fait autour d’un bon apéro. Et le Cancan, un bar à cocktails où la sélection musicale se fait sur disques vinyles.

 

  1. Avez-vous déjà invité un néo bordelais ?

J’ai même fait mieux… J’en ai adopté un dans ma vie!

 

  1. Votre commune de la Métropole préférée ?

Cenon. Le potentiel y est indéniable. Et Eysines, car on cultive pleins de bonnes choses dans sa zone maraichère !

 

  1. Ce que vous ne comprenez pas de Bordeaux ?

Le manque de curiosité des bordelais me déconcerte parfois. Surtout vis à vis de certains projets artistiques…  et oui, pourquoi le marché des Chartrons est si beau mais si cher.

 

  1. Ce qui ne doit pas changer ?

L’amour des bonnes choses: de la gastronomie et des bons vins.

 

  1. Un juron bordelais qui vous parle ?

Oh enki, comme il daille le gonz!  Avouez que ça groove quand même….

 

  1. Une chose à dire, à demander au maire de Bordeaux ?

De continuer à soutenir les lieux culturels indépendants et les associations, en leur facilitant l’accès à des lieux, à des subventions. De ne pas sous-estimer le potentiel culturel de bordeaux et son influence sur l’attractivité de la ville.

 

  1. A quoi reconnait-on un néo bordelais ?

Il boit du Côte du Rhône à l’apéro ou il « commande un Vlib » 🙂

 

  1. Ils travaillent dans quoi les néo bordelais ?

Le journalisme, le graphisme, la communication. Des métiers passionnants mais bien trop rares à Bordeaux !

 

 

  1. BX, une ville où entreprendre ?

Oui, si on est prêt à relever le challenge de titiller la curiosité des bordelais. Et surtout si on entreprend avec humilité.

 

  1. Une petite entreprise, une start-up à suivre ?

Neuvième Page, une agence de com digitale parisienne qui s’implante à Bordeaux.

 

  1. Le plus beau projet pour la ville ?

Réhabiliter des lieux anciens, chargés d’histoire, au lieu de construire des lieux sans âme. Et faire confiance aux acteurs locaux pour les faire vivre.

 

  1. Votre « événement » bordelais préféré ?

Je ne vais pas être très objective… mais je dirai notre festival : AHOY. Intergénérationnel, avec une programmation exigeante et un tarif d’entrée très accessible… L’ancrer aux Bassins à flot lui donne du sens : j’espère qu’il participera à créer du lien dans ce néo-quartier.

 

  1. Votre asso, club d’influence préféré ?

Bordeaux Food Club. Crée par 2 soeurs liées par la passion de la gastronomie!

 

  1. Le réseau pro qui vous correspond ?

Je ne suis pas très réseau pro. Plutôt réseau ApEro 🙂

 

  1. L’endroit le plus photogénique de la métropole ?

 

Bordeaux est une carte postale. Rien de tel que la lumière qui tombe doucement à la fin de la journée sur les quais.

 

  1. La ligne de tram qui manque ?

Celle qui va directement à la plage l’été!

 

  1. De quoi le bordelais ne parle-t-il jamais ?

De la pluviométrie de sa ville. Il préfère garder la surprise intacte pour les néo-bordelais 😉

 

  1. Qu’est-ce que j’ai fait pour Bordeaux ?

Organiser pas mal d’événements et autant d’insomnies collectives à l’IBOAT et ailleurs… ! Autant d’occasions pour les bordelais de se retrouver, de se rencontrer, de danser… finalement j’espère avoir apporté ma pierre à l’édifice de la convivialité.

 

  1. Qu’est-ce que Bordeaux a fait pour moi ?

M’offrir l’opportunité de créer un réseau de créatifs et d’assouvir mon insatiable curiosité.

 

  1. A qui j’aimerais passer la main pour faire un tac au tac brillant et subtil ?

A Grégoire Grange du Bureau Parade, directeur artistique, président émérite de l’asso de skate BOARD-O et photographe de talent. Ou à Arnaud d’Armagnac, journaliste de l’ombre officiant chez Junkpage qui ne manque pas d’anecdotes piquantes sur le bordelais, versant rock et caves obscures.

 

 

Guillemette Bardinet
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