Son Bordeaux du Tac au Tac par Pascale ROUSSEAU

Pascale ROUSSEAU, écrivaine et présidente du comité Bordeaux Atlantique de la Fondation de France. Femme engagée, en quête de celui qui a un genou à terre, une main souvent tendue, un regard humain sur la ville. Elle nous livre sa vision de Bordeaux par le biais de notre questionnaire du Tac au Tac.

 

  1. Ce que j’aime montrer de Bordeaux ?

Les pierres et la verdure, les parcs, la beauté des façades, le fleuve, les lumières de la ville.

  1. Ce que j’aimerais cacher ?

Rien, il faut montrer la ville telle qu’elle est avec ses splendeurs et ses misères.

  1. Le dernier endroit qui m’ait bluffée, surprise ?

Le fleuve, sa courbe, quelle que soit l’heure.

  1. Un bordelais qui m’énerve ?

Le prétentieux qui t’explique la vie et la ville, je pense aux politiques qui devraient parfois réfléchir avant de parler.

  1. L’endroit où l’on est sûr de ne pas me trouver ?

Dans un skatepark

  1. L’endroit où l’on est sûr de me trouver ?

Au cinéma

  1. Suis-je transversale dans ma pratique de la ville ?

Je pense que la présidence de la Fondation de France m’a poussé à tout regarder en face, de face

  1. L’endroit où j’avoue ne jamais être allée, que je n’assume pas : au muséum d’histoire naturelle, lacune à combler rapidement
  2. Le « truc » auquel je n’ai pas cru et qui marche ?

La cité du vin, j’étais réservée. Sylvie Cazes a su s’entourer des bonnes personnes et a fait preuve de beaucoup d’intelligence, chapeau !

  1. Le « truc » auquel je crois et qui marchera ?

A 200% la fabrique Pola

  1. Si j’ai envie d’avoir la paix je vais où ?

Dans mon bureau à la Fondation de France qui donne sur la place de la comédie avec sa belle vue et l’agitation que l’on perçoit en bas sans l’entendre.

  1. Celui ou celle dont j’aimerais avoir le carnet d’adresse ?

J’ai une passion pour les artistes sans être une groupie, alors je dirais celui qui pourrait me faire rencontrer des personnes qui me rendraient meilleures

  1. Bordeaux a-t-elle un complexe ?

Oui, de supériorité, elle fait peu son autocritique

  1. L’endroit où je ne vais jamais mais dont j’ai besoin de savoir qu’il existe ?

Je n’irai jamais assez à la rencontre de toutes ces associations du territoire qui font un boulot extraordinaire et silencieux au service des plus vulnérables.

  1. Bordeaux ville d’accueil, de bienveillance envers les nouveaux arrivants ? Sincèrement non, et je le déplore. J’entends des mots comme : l’invasion, on est trop, trop de touristes, trop de SDF. Heureusement il y a à côté de ce discours de râleur caricatural une force silencieuse, ouverte, accueillante, bienveillante, je pense à l’association Promofemmes entre autres exemples
  2. Avez-vous déjà invité un néo bordelais ? Plein, j’ai toujours ouvert ma porte.
  3. Votre commune de la Métropole préférée ?

Mérignac où j’ai la chance d’habiter un havre de verdure

  1. Un juron bordelais qui vous parle ?

Bordel, on a souvent dit que Bordeaux était la ville des bordels

  1. Une chose à dire, à demander au maire de Bordeaux ?

Souciez-vous de la culture

  1. Le marché du travail à Bordeaux en trois mots clés ?

Complexe

  1. Le plus beau projet pour la ville ?

La réflexion sur Bordeaux 2030, 2050. Je me réjouis que la ville réfléchisse à très long terme

  1. Votre « événement » bordelais préféré ?

Celui qui permet de comprendre que la culture, quel que soit le médium est la voie absolue pour atteindre une forme de sérénité, d’ouverture, de bienveillance.

  1. Votre asso, club d’influence préféré ?

La maison d’Ella qui vient d’ouvrir à Bordeaux et prend par la main des femmes abimées.

  1. Une ville de France ou du monde qui ressemble à Bordeaux, ce serait ?

Lyon, Paris à une échelle différente, ou encore Nantes, ville qui a beaucoup à nous en apprendre en matière de culture.

  1. Les quartiers ou villes de demain ?

Il faudrait que ce soit la rive droite.  La ville voudrait que ce soit Euratlantique ou les bassins à flots mais quand je vois l’urbanisation je suis inquiète.

  1. La ligne de tram qui manque ?

Je suis réservée sur le tram, quand celui-ci est en panne tout s’arrête. Des bus en site propre cela aurait été plus souple. La ville ayant fait ce choix tout doit être desservi !

  1. De quoi le bordelais ne parle-t-il jamais ?

D’argent, et en même temps il en parle sans en parler

  1. Qu’est-ce que j’ai fait pour Bordeaux ?

Surement pas assez, j’essaie d’être une bordelaise accueillante et ouverte avec ces petites attitudes bienveillantes qui font beaucoup.

  1. A qui j’aimerais passer la main pour faire un tac au tac brillant et subtil?

Brigitte Tandonnet de la maison d’Ella, Adeline Fallières, des femmes qui ont des choses à raconter

  1. Un livre qui parle bien de Bordeaux.

Celui de Ken, artiste photographe qui regarde Bordeaux et ses sans domicile fixe dans les yeux.

  1. Un artiste bordelais ?

Alexis Decharme, talentueux premier violoncelle de l’ONBA, interprète et créateur qui tourne un spectacle autour du violoncelle avec le comédien Loïc Richard

Guillemette Bardinet
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