Son Bordeaux du Tac au Tac par Nicolas FLORIAN

Aujourd’hui Nicolas Florian, maire sortant et candidat à sa propre succession, nous livre sa vision de Bordeaux par le biais de notre questionnaire du Tac au Tac.

 

  1. Ce que j’aime montrer de Bordeaux ?

La Garonne, depuis les quais par une journée ensoleillée, symbolique de l’histoire bordelaise, de son port ouvert sur le monde,  de la renaissance de cette ville.

 

  1. Ce que j’aimerais cacher ?

Je souhaite rendre notre ville plus propre, ne pas cacher mais supprimer la saleté. Il faut pour cela refonder notre politique de tri et augmenter les moyens et fréquences de nettoyage des rues.

 

  1. Ce qui peut me mettre en colère

Le dénigrement systématique de notre ville en période de campagne électorale.

 

  1. Le dernier endroit qui m’ait bluffé, surpris ?

Les magnifiques Bassins de Lumières à la Base sous-marine que je suis fier d’accueillir  pour notre ville et pour ce quartier des Bassins à flots. En passe de devenir un véritable pôle culturel.

 

  1. L’endroit où j’avoue ne jamais être allé, que je n’assume pas

Les piles du Pont Chaban-Delmas…

 

  1. Le chantier le plus excitant qui m’attend ?

Faire du fleuve et des boulevards les futurs lieux de vie, les symboles du projet urbain de la nouvelle décennie.

 

  1. Le « dossier » le plus complexe auquel il va falloir s’attaquer ?

La transition écologique. Je refuse l’écologie punitive aussi il va falloir tous ensemble changer nos comportements pour préserver notre planète.

 

  1. Le quartier dans lequel je conseillerais à des amis un peu téméraires de s’installer ?

Aucun !

 

  1. Bordeaux a-t-elle un complexe ? si oui de quoi ?

Nous n’avons aucune raison d’être complexé.

 

  1. L’autre bordelais(e) important(e) des 10 prochaines années, c’est qui ?

J’aime à penser qu’on ne le ou la connait pas encore. Bordeaux a toujours su faire émerger des personnalités marquantes et continuera de le faire.

 

  1. Mes amis votent-ils comme moi en général ?

J’espère qu’ils voteront comme moi les 15 et 22 mars. Mais je ne choisis pas mes amis en fonction de leur étiquette politique.

 

  1. Ce que les bordelais ignorent me concernant ?

Ils savent tout de mon projet mais je tiens à préserver ma famille et ma vie privée.

 

  1. Ce qui ne doit pas changer à Bordeaux ?

L’esprit bordelais fait de modération, de tolérance et de détermination. Je pense que c’est aussi le rôle d’un Maire de défendre l’identité d’une ville.

 

  1. Un juron bordelais qui me parle ?

Ça daille.

 

  1. Bordeaux, une ville où entreprendre ?

Bien sûr ! Je souhaite que nous soutenions nos filières d’excellence (notamment aéronautique, aérospatial, numérique, santé, vin…) et que nous accompagnions le développement de nos filières d’avenir (économie circulaire, bois, recyclage, économie sociale et solidaire, hydrogène…).

 

  1. Le marché du travail à Bordeaux sous mon mandat en trois mots clés ?

Diversifié, dynamique, durable.

 

  1. Les métiers bordelais de demain ?

Tournés vers les filières d’avenir : Economie circulaire, bois, recyclage, économie sociale et solidaire, hydrogène…). Bordeaux doit également rester une ville de commerce et d’artisanat, c’est son histoire.

 

  1. Une promesse très concrète que je m’engage à tenir

Faire de Bordeaux une ville « Zéro déchet » en 2026.

Travailler avec l’ensemble des acteurs de la « filière déchets », réduire les déchets à la source, étendre le compostage. Rendre obligatoire le réemploi ou le recyclage des déchets du BTP pour tous les chantiers de la commande publique. Inciter à l’utilisation de matériaux recyclés et biosourcés.

 

  1. Difficultés pour se loger se déplacer, se soigner, étudier, travailler. N’en a-t-on pas fait trop sur la comm sans donner parallèlement de vrais moyens au marketing territorial ?

Chaque ville est confrontée à de nouveaux défis et l’attractivité sera toujours une chance. Dire que nous n’avons pas donné les moyens serait un mensonge. Nous avons le plus grand réseau de tramway en France, Bordeaux a créé 13 000 emplois depuis 2014, 13 000 logements ont été construits ou sont en cours de construction, 9 écoles livrées en 6 ans, des lieux culturels sont ouverts dans les nouveaux quartiers… Nous devons cependant continuer à équilibrer notre développement pour qu’il soit respectueux de la planète et solidaire avec les territoires voisins.

 

  1. Le plus beau projet pour la ville ?

La reconquête de son fleuve. Je souhaite en faire le neuvième quartier de Bordeaux : Améliorer le service des batcub en augmentant le nombre de bateaux et de pontons pour favoriser le cabotage. Electrifier les pontons pour réduire les émissions des bateaux à quais. Créer un « bac à vélos » permettant à de nombreux cyclistes de passer rapidement d’une rive à l’autre. Développer des dessertes en amont vers Langon et en aval vers le Médoc. C’est un projet structurant pour notre ville.

 

  1. Je suis parisien, j’ai des envies de Bordeaux, vous me dites Bienvenue ?

Bien sûr ! Comme nous disons bienvenue aux landais, aux basques, aux Limougeauds… mais aussi à celles et ceux qui viennent de plus loin. Bordeaux a une tradition d’accueil ancienne.

 

  1. L’asso, club d’influence auquel j’ai adhéré à titre perso ?

Je me suis abonné à Rue 89 Bordeaux (qui était menacé de fermeture par manque de financement) pour soutenir notre presse locale dans toute sa diversité.

 

  1. Les réseaux pro incontournables ?

Ils sont nombreux mais je peux citer le club des entreprises de Bordeaux ou « Bordeaux Invest » qui fait un travail remarquable.

 

  1. 3 lieux qui « font » Bordeaux ?

Prendre un verre en terrasse sur la place St Michel, se balader sur les quais rive droite avec un détour par Darwin, aller encourager l’UBB à Chaban-Delmas…

 

  1. Une fille qui prend le tram en jupette à minuit est-elle en sécurité ?

Elle doit l’être. Dans les chiffres, Bordeaux reste une ville sûre, loin de l’insécurité des autres grandes villes de France. Cependant dans certains domaines la situation s’est dégradée je souhaite doubler le nombre de policiers municipaux, renforcer la prévention au cœur des quartiers, développer la vidéoprotection ou encore établir un plan anti-cambriolage.

 

  1. Le blog, site, l’appli bordelaise dont je ne peux pas me passer ?

Sud-Ouest notre quotidien régional.

 

  1. Bordeaux ville de bourgeois ou de gilets jaunes ?

Je ne pense pas que résumer la ville à une catégorie soit pertinent et utile. L’objectif est de faire cohabiter toutes les populations que nous accueillons. Il nous faut créer une ville où chacun peut s’épanouir.

 

  1. La ligne de tram ou de bus qu’il faut créer ?

Des lignes de transports en commun circulaires autour de Bordeaux. il faut également accélérer la mise en œuvre d’un RER girondin (Macau-gare Saint-Jean, Libourne-Arcachon, Saint-Mariens-Langon).

 

  1. Une ville qui m’inspire dans mon projet pour Bordeaux ?

Je n’ai pas une ville en modèle mais j’aime m’inspirer d’initiatives locales plus ou moins proche. Le bus à hydrogène lancé par Pau, les garages à vélo développés aux Pays-Bas sont des exemples que je souhaite mettre en œuvre à Bordeaux.

 

  1. Qu’est ce qui rassemble les bordelais ?

La gastronomie et le vin.

 

  1. On veut réhabiliter les barrières. Un commerce cède sa place barrière de Pessac, un petit primeur veut s’y installer, une agence immobilière aussi. Qui l’emporte ?

Le primeur car la ville peut préempter et empêcher l’installation d’une agence.

 

  1. N’y a-t-il pas une différence de traitement Nord Sud ?… (Décorations de Noël, propreté…)

Non, même si dans chaque ville les quartiers sont différents. Chaque bordelais, doit pouvoir bénéficier du même niveau de service public. Concernant les décorations, le centre historique est plus fourni car il est ouvert aux habitants de tous les quartiers, on s’y retrouve en famille et entre amis.

 

  1. Vous n’en avez pas marre qu’on vous parle des arbres ?

Non. La nécessité d’agir est bien présente, c’est une bonne chose d’en parler. En revanche, je regrette parfois quand le débat sur la transition écologique se limite à la course aux chiffres sur les plantations…

 

  1. Quels équipements faudra-t-il prioritairement aligner sur les besoins ? écoles ? Parcs ? équipements sportifs ? universités ? santé ? autres ?…

Je veux conditionner la construction de nouveaux logements à l’existence de services publics suffisamment dimensionnés, dans tous les domaines.

 

  1. Bordeaux est « magnetic » ! Bordeaux attire, certes mais un aimant cela retient aussi. Comment ferez-vous pour rester attractif pour les Bordelais ?

La priorité c’est l’emploi. La majorité des départs se font faute d’opportunité de carrière. La création d’emploi est forte à Bordeaux mais doit s’intensifier, s’orienter vers des professions qualifiées. Enfin, l’accès à l’emploi doit être facilité pour les conjoints

 

  1. Un projet marquant, un événement français ou étranger que vous vous verriez bien développer à Bordeaux ?

Je pense que c’est chose faite avec les saisons culturelles biennales. Durant deux mois, le patrimoine bordelais est revisité, l’espace public devient un espace de création pour les artistes. C’est un véritable succès populaire.

 

  1. Qualité de vie, dynamisme économique, patrimoine, culture … En quoi Bordeaux se différencie-t-elle des autres villes françaises ?

Bordeaux c’est d’abord un cadre de vie reconnu et envié, une ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, à deux pas de la mer et des montagnes. Son attractivité n’est plus à démontrer. Je souhaite que Bordeaux conserve son rang, son rayonnement et sa taille humaine. Bordeaux est une ville d’équilibre.

 

  1. Dernier spectacle ou dernière expo?

Woman de Yann Arthus Bertrand  lors d’une escale avec son bus Mission Energie.

 

  1. Dernier resto ?

Le Bistrot du Sommelier.

 

  1. La question qui ne m’a pas été posée et à laquelle j’aurais aimé répondre ?

Comment imaginez-vous Bordeaux dans 30 ans ?

J’imagine une ville qui aura réussi ses transitions. Une ville où il fait bon vivre, travailler,  se divertir. Une ville à taille humaine qui protège ses enfants, ses familles, ses seniors.

Guillemette Bardinet
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