Son Bordeaux du Tac au Tac par Nathalie VALLEZ

Après avoir travaillé en indépendante pour la presse écrite (Elle, Madame Figaro, Télérama…), Nathalie VALLEZ exerce aujourd’hui sa plume de journaliste au sein des Echos Girondins…. Mais elle continue d’aborder la ville en  insatiable curieuse, déformation professionnelle oblige. Aujourd’hui, elle nous livre sa vision de Bordeaux par le biais de notre questionnaire du Tac au Tac.

 

  • Ce que j’aime montrer de Bordeaux ?

Beaucoup de choses, j’aime arpenter ses rues, j’aime son ambiance apaisée, je suis assez fière de cette ville même si je ne citerais que des clichés…

  • Ce que j’aimerais cacher ?

Les nouveaux quartiers sans âme ; l’avenue Lucien Faure, Ginko, des zones derrière la gare (mais pas tout Euratlantique). Ces grands projets urbanistiques qui poussent trop vite avaient contribué à me faire quitter Toulouse et je les retrouve. Mes amis qui travaillent et vivent à Euratlantique sont malheureux de l’évolution du quartier

  • Le dernier endroit qui m’ait bluffé, surpris ?

J’aime tout ce qui a été construit sur la Garonne : la Cité du Vin, le pont Chaban, l’Arena, et bientôt la Meca. Ça apporte une nouvelle identité visuelle à la ville

  • Un truc bordelais que je suis la seule à aimer ou à détester ?

Cette nouvelle mode des restaurants de ne servir que des vins d’autres régions ou étrangers. Encore plus idiot que l’époque où l’on ne trouvait que des Bordeaux à la carte.

  • Un grand classique de Bordeaux que je n’aime pas ?

Tout le monde ADORE les Capus, moi quand j’y vais je tourne un peu en rond. Par contre, j’adore le petit supermarché asiatique au début de la rue de Bègles !

  • Les lieux moteurs de mon intégration à la ville ?

Les équipes avec qui j’ai travaillé : l’Efap, Lagardère, les interviews, l’école des enfants… En fait, j’ai commencé dès la crèche. Tout est prétexte à partager !

  • Un bordelais qui m’énerve ?

L’arrogance de certains élus dans les Conseils d’école qui prennent les représentantes de parents d’élèves pour des desperate housewives

  • L’endroit où l’on est sûr de ne pas me trouver ?

À Darwin, même si je comprends qu’on aime

  • L’endroit où l’on est sûr de me trouver ?

Au P’tit Bar à Saint Seurin, j’aime ces bars transgénérationnels comme également le comptoir du Bouscat

  1. Suis-je transversale dans ma pratique de la ville ?

Pas vraiment, sûrement par confort. Mais je ne m’interdis rien, et je ne fais rien par posture

  1. L’endroit où j’avoue ne jamais être allée ?

Le musée de la mer, mais je vais bientôt y remédier.

  1. Le « truc » auquel je crois et qui marchera ?

La Halle Boca, même si ce n’est pas du tout mon quartier

  1. Si j’ai envie d’avoir la paix je vais où ?

Je reste chez moi, je suis tranquille, je regarde la ville

  1. Bordeaux a-t-elle un complexe ? si oui de quoi ?

De ne pas avoir un gros moteur économique comme Airbus à Toulouse, mais c’est de moins en moins vrai.

  1. Le(a) bordelais(e) important(e) des 10 prochaines années c’est qui ?

Edouard Philippe ? (Lol)

  1. L’endroit où je ne vais jamais mais dont j’ai besoin de savoir qu’il existe ?

Les vivres de l’art

  1. Avez-vous déjà invité un néo bordelais ?

Bien sûr car je me pose jamais la question dans ces termes. Je l’ai d’ailleurs été moi aussi !

  1. Votre commune de la Métropole préférée ?

Mérignac assez bizarrement !

  1. Un juron bordelais qui vous parle ?

Quel gros mangane !

  1. Une chose à dire, à demander au maire de Bordeaux ?

Peut-être qu’on pourrait revoir à la baisse le prix des PV ? Surtout si on les paye dans les 2h à l’horodateur (comme à Biarritz)

  1. A quoi reconnait-on un néo bordelais ?

Il s’habille en gris et ne connaît pas encore la joie du pantalon de couleur et du pull pastel sur les épaules !!!

  1. Ils travaillent dans quoi les néo bordelais ?

Le graphisme, l’immobilier ?

  1. BX, une ville où entreprendre ?

Disons qu’on dit que ce qui marche ici marchera forcément ailleurs…

  1. Le plus beau projet pour la ville ?

Il y en a tant, difficile d’en sélectionner un. Peut être le projet de Winy Maas sur le quartier Bastide Niel que je trouve convaincant.

  1. Votre « événement » bordelais préféré ? Le pique nique de quartier, toujours proche de mon anniversaire, j’y retrouve mes voisins et toutes les personnes qui fréquentent les nombreuses écoles du quartier
  2. Votre asso, club d’influence préféré ?

L’association Union Saint Bruno qui se déploie dans l’espace Chauffour, avec sa grande fenêtre panoramique qui donne sur les terrais de tennis, d’athlétisme et sur la piscine judaïque.

  1. Le réseau pro qui vous correspond ?

J’aime bien réseauter mais pas appartenir à un réseau donné

  1. Une ville de France ou du monde qui ressemble à Bordeaux, ce serait ?

Lyon, Hambourg, Bologne… c’est pour ça que j’ai envie d’y aller (ou d’y retourner)

  1. Le blog, site, l’appli bordelaise dont je ne peux pas me passer ?

Papilles et Pupilles. Pas très récent mais une valeur sûre

  1. La ligne de tram qui manque ?

Celle qui irait de Bouliac à Cauderan, mais il y a peu de chances !

  1. De quoi le bordelais ne parle-t-il jamais ?

De son salaire !

  1. Qu’est ce qui rassemble les bordelais ?

Leur fierté de la ville

  1. Qu’est-ce que j’ai fait pour Bordeaux ?

J’ai beaucoup écrit sur Bordeaux, avant même qu’on le sache (un sujet de thèse sur les juifs du Sud Ouest )

  1. Qu’est-ce que Bordeaux a fait pour moi ?

Elle m’a apporté la vie dont je rêvais

  1. A qui j’aimerais passer la main pour faire un tac au tac brillant et subtil?

A Pauline Levignat, mon ancienne étudiante et collègue, à la communication de l’I-l’i-Boat qui fera un tac-au-tac bien plus subversif que le mien !

  1. Ce que j’aime le plus de Bordeaux

La vie de quartier que j’avais déjà aux Chartrons sans enfants et que je retrouve maintenant en famille à Saint Seurin, c’est précieux.

  1. La question à laquelle j’aurais aimé répondre ?

Et si je devais quitter Bordeaux ? Ce serait pour la Côte basque et rien d’autre !

 

Guillemette Bardinet
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